Dans l’archipel, où la consommation d’alcool et de cannabis a pu être présentée comme un catalyseur des émeutes de 2024, le dispositif de prévention Déclic accompagne les usagers de moins de 25 ans, surreprésentés dans les statistiques sur les drogues en France.
Ces derniers temps, Yorick s’est mis en tête de «trouver une occupation» dès que l’ennui le guette. Un conseil qu’il a retenu d’un récent échange avec une éducatrice spécialisée du dispositif Déclic, développé par l’Agence sanitaire et sociale de Nouvelle-Calédonie (ASSNC) pour accompagner les consommateurs de psychotropes de moins de 25 ans. Détourner son attention, rompre avec l’inaction qui l’entraîne si souvent vers le cannabis : le Calédonien de 18 ans s’efforce d’appliquer les recommandations. Sans grand succès, admet-il deux mois après avoir entamé son suivi. Sa consommation tourne autour de «dix joints par jour». Le premier, ce jeune Kanak l’a fumé il y a trois ans «avec les cousins de Saint-Louis», la tribu dont est originaire son père, à 20 km de Nouméa, la capitale de l’archipel du Pacifique. Puis le décès de sa mère a accéléré son accoutumance : «Je pensais beaucoup à elle, fumer me faisait un peu oublier.»
Crédit photo : Libération © 2025
