Un vaste réseau de corruption a permis d’exploiter les failles d’Interpol pour bloquer les notices rouges d’au moins vingt-huit criminels présumés. Au cœur du système : l’ancien président de la commission de contrôle des fichiers (CCF), l’organisme de surveillance d’Interpol, et le bureau de l’organisation en Moldavie. Malgré des alertes, Interpol a tardé à réagir, révèle Disclose sur la base de documents inédits.
Les failles d’Interpol ne profitent pas qu’aux autocrates. Elles peuvent aussi bénéficier à des trafiquants internationaux, des hommes d’affaires corrompus ou des escrocs en cavale. C’est ce que révèle la tentaculaire « affaire moldave », un système de corruption qui a permis à des personnes placées sur notice rouge de disparaître du jour au lendemain des radars de l’organisation. Pour réussir ce tour de passe-passe, ils ont pu compter sur un réseau bien implanté dans l’administration moldave, notamment parmi les fonctionnaires du bureau d’Interpol dans le pays. Mais pas que. Au cœur du scandale, il y a aussi un ancien dirigeant de l’organisation internationale. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de Vitalie Pirlog, l’ancien président de la commission de contrôle des fichiers (CCF), le gendarme d’Interpol.
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