Bruxelles (Belgique), Genève (Suisse).– « L’activisme contre l’aviation est la mauvaise voie. Nous devons redonner de l’espoir, nous devons restaurer l’enthousiasme, nous devons montrer ce que nous pouvons réaliser, même si certains pensent que c’est impossible. C’est ce que l’aviation doit montrer. » L’homme qui tient ce discours le 28 mai, sur la scène de Palexpo à Genève, n’est pas un représentant de l’industrie aéronautique. Bertrand Piccard, psychiatre de profession, se définit comme « un explorateur en série », « pionnier des technologies propres ». L’Helvète est surtout connu pour avoir réalisé un tour du monde avec l’avion solaire Solar Impulse en 2015-2016. À l’Ebace de Genève, le plus gros salon de l’aviation d’affaires en Europe, il est venu présenter son nouvel objectif, celui de l’avion à hydrogène, ainsi que ses « mille solutions » contre le changement climatique, à la fois « propres et rentables ». Bertrand Piccard est un invité de poids pour les lobbys européen (EBAA) et américain (NBAA) de l’aviation d’affaires, co-organisateurs du salon genevois. La filière, critiquée pour les trajets hyperpolluants de ses jets privés, a décidé de se verdir et de le faire savoir. Dans les travées du salon, à côté des stands de constructeurs aériens, tel Dassault, venu présenter son tout nouveau Falcon 10X, des compagnies de jets ou des pavillons de paradis fiscaux comme Malte ou les îles Caïmans, le mot « durabilité » est partout...
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