Certains parlementaires réclamaient la dissolution pure et simple du Bastion social. En attendant, la ville de Lyon a finalement décidé d'interdire au groupuscule d’accueillir du public, mettant en avant des questions de sécurité.
Le Pavillon noir est en sursis. Pour diverses raisons de sécurité (risques incendie, évacuation, etc.), la ville de Lyon a signé mardi un arrêté de fermeture administrative du local du Bastion social, un groupuscule d'extrême droite radicale implanté dans le cinquième arrondissement de la ville. La décision a été annoncée après plusieurs mises en demeure restées sans réponse. «L'état des locaux compromet gravement la sécurité du public et fait obstacle au maintien de l'exploitation de cet établissement», fait savoir Jean-Yves Sécheresse, adjoint au maire de Lyon délégué à la sécurité. C'est la troisième fermeture administrative pour ces extrémistes lyonnais, après celles de 2011 et 2017. Mais la guerre d'usure se poursuit. Au 73, quai Pierre Scize, leur bail court toujours. A une différence près : le bar associatif des anciens du GUD (Groupe union défense) ne peut plus accueillir de personnes extérieures ni avoir plus de 19 adhérents entre ses murs, selon les services municipaux. De quoi mettre un coup de frein voire d'arrêt à leur nouveau programme culturel Atepomaros, créé «pour la transmission de l'identité lyonnaise»....
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