Au Cambodge, avec les mineurs qui creusent à mains nues (La Cité)

Ils se disent «mineurs freelance». Ils gagnent de quoi survivre en fouillant et ravinant sans rêlache la terre rouge et ferreuse du Cambodge à la recherche de zircons bleus, pierres précieuses prisées pour leur valeur ornementale. Le photojournaliste Alberto Campi est allé à leur rencontre.

Dans le nord-est du Cambodge, une région, celle du Ratanakiri, est connue pour les pierres précieuses, les zircons bleus, que sa terre rouge dissimule dans son ventre. écarlate, ferreuse, cette terre riche a été arrachée aux racines d’une forêt tropicale déboisée en quelques années pour faire place à de vastes plantations de caoutchouc, de manioc, de poivre ou de noix de macadamia.

Dans le village de Bar Kaev, une fois quittée la grande route qui conduit au Vietnam, à une quarantaine de kilomètres, commence l’une de ces plantations. Dans les collines pourpres, des arbustes cherchent à se réapproprier la surface sur laquelle s’étendait autrefois la forêt. Le long du chemin qui les traverse apparaissent ici et là des trous profonds. Autant de cicatrices laissées par des mines abandonnées de zircon. Celles qui sont encore en activité sont immédiatement reconnaissables: une toile est tendue au-dessus d’une crevasse, sorte d’auvent de fortune censé protéger les mineurs du soleil quand ils travaillent à la surface…

À lire en libre accès sur La Cité avec une vidéo inédite tournée à 10 mètres sous terre… Ici



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